Faire un don
Le 04 novembre 2026
Et si l’écriture créative devenait un outil de bien-être ?
Retour sur la journée professionnelle « bibliothèques et santé mentale » à Cergy, qui a permis de mettre à l'honneur les actions du Labo des histoires.
Le 1er octobre 2026, à la Bibliothèque départementale du Val d’Oise, une quarantaine de professionnels se sont rassemblés pour discuter santé mentale le temps d’une journée consacrée aux liens entre bibliothèques et bien être, dans le cadre de la 37ème édition des Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM). À l’occasion d’une table ronde, Éléonore Comte-Adedjouma, directrice de l’antenne Île-de-France Ouest y a porté la conviction qui est celle du Labo des histoires : l’écriture créative fait du bien.
La santé mentale, un sujet qui s’ouvre dans les livres des bibliothèques.
Grande cause nationale pour la deuxième année consécutive, le sujet de la santé mentale s’invite désormais au sein des rayonnages de nos bibliothèques. Pour cette 37ème édition des SISM dont le thème était « Pour notre santé mentale, ouvrons-nous aux arts », la Bibliothèque départementale du Val d’Oise a réuni les professionnels du département autour d’un questionnement, celui de rendre les bibliothèques plus inclusives et plus attentives aux besoins spécifiques de leurs publics.
La conférence introductive donnée par le Dr Dion a d’abord posé les bases en rappelant qu’une bonne santé mentale n’est pas l’absence de trouble psychique mais une ressource que chacun entretient tous les jours. Parmi les gestes qui la nourrissent, la pratique d’une activité créative y figurait en bonne place.

À la fois lieu de ressource, d’écoute et de rencontres, les bibliothèques sont à ce titre des espaces pouvant jouer un rôle actif dans la promotion d’une bonne santé mentale. Et ce d’autant plus que ces lieux restent parmi les rares espaces gratuits et ouverts à tous et toutes, ce qui constitue un terrain idéal pour accueillir des pratiques qui font du bien.
Créer des lieux qui relient et offrir des espaces d’expression pour favoriser le mieux-être : l’exemple du Labo des histoires
Invitée à témoigner lors de la première table-ronde de cette journée, Éléonore Comte-Adedjouma a présenté aux bibliothécaires les objectifs des ateliers mis en place par notre association : écrire pour se découvrir, s’amuser, se faire du bien. Insistant sur l’importance du cadre bienveillant créé par nos intervenant.es, elle a ensuite présenté les étapes et grands principes de nos interventions : un échauffement ludique, des propositions d’écritures comme déclencheur avant de laisser les participant.es libre de s’en saisir à leur façon puis de décider de le partager (ou non) aux autres.
Au Labo des histoires, la valorisation de chaque texte prime. L’objectif n’est pas tant de produire un texte parfait, notion bien subjective, mais de vivre une expérience positive de l’écriture et de retrouver le plaisir d’écrire et de se livrer sur le papier.
Les chiffres de notre étude d’impact 2025 témoignent à ce titre très bien des effets de la pratique sur la santé mentale des participant.es : 80,4 % des participants ont ressenti du plaisir, 78,6 % sont fiers de leurs productions et 38,3 % estiment que l’atelier a renforcé leur confiance en eux.
Pourquoi l’atelier fait du bien
Cette table ronde a été l’occasion de détailler ce qui, dans les ateliers, agit sur le bien-être. D’abord, la création de conditions pour que les ateliers constituent une bulle créative pour les participant.es : une pause mentale, un espace de projection et d’évasion, où les fautes et les ratures sont permises et où il est possible d’écrire autrement, allongé par terre s’il le faut.
Ensuite, l’absence de jugement, la bienveillance et l’écoute active. Chaque texte est accueilli, par l’intervenant.e mais aussi l’ensemble du groupe. À l’évidence, entendre ce que le groupe a aimé dans ses lignes nourrit la confiance du participant dans ses propres capacités créatives. Être écouté est alors l’occasion de se découvrir sous un jour positif : celui de créateur ou de créatrice. L’écriture donne en outre un moyen de s’exprimer sur ses émotions et ses idées. Et des mots posés sur une page, c’est un espace dégagé dans la tête.
Cette conviction rejoint ce que la conférence rappelait plus généralement. À savoir qu’une activité créative compte parmi les vingt comportements qui soutiennent la santé mentale. Elle nourrit aussi les compétences psychosociales, telles que la conscience de soi et des autres, la communication ou encore la gestion des émotions.
Pour les présent.es, cette journée a ouvert des perspectives. Les bibliothèques qui se sentent hésitantes à agir sans expertise en santé mentale, peuvent par exemple s’appuyer sur des intervenants extérieurs, comme celles et ceux du Labo des histoires, pour mettre en place des ateliers créatifs. Pour le Labo des histoires, elle a permis un rappel important : celui que tous les publics sont concernés par la nécessité de prendre soin de leur santé mentale, et pas seulement les plus fragiles d’entre eux.

Découvrez les actualités du Labo des histoires Ile-de-France Ouest
Le 04 novembre 2026
Et si l’écriture créative devenait un outil de bien-être ?
Retour sur la journée professionnelle « bibliothèques et santé mentale » à Cergy, qui a permis de mettre à l'honneur les actions du Labo des histoires.
Le 10 avril 2026
"Mots pour maux" : un jumelage inédit avec l'Institut MGEN de La Verrière
"Mots pour maux : soigner par les écrits" est un projet ambitieux qui permet d'installer la pratique de l’écriture créative de manière durable et autonome.
Le 13 mars 2026
Deux ateliers à l'hôpital Ambroise-Paré pour donner le goût des mots
Focus sur deux ateliers réalisés en février 2026 dans le cadre d'un partenariat avec l'AP-HP.
Le Labo des histoires est implanté en Ile-de-France Ouest depuis 2015.