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Publié le 20 mars 2014 | par Labo Des Histoires

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Comme si vous y étiez: Master Class avec Carina Rozenfeld, 8 mars

Samedi 8 mars dernier, nous nous retrouvions en petit groupe autour de Carina Rozenfeld, auteur de La Quête des Livres-Monde et de Les Clefs de Babel.

Au terme d’une heure de discussion passionnante, les participants ont joué le jeu et ont pris la plume pour s’exprimer librement autour du thème choisi pour l’occasion: la dystopie! La consigne: décrivez les éléments d’une société issue de votre imagination, qui s’éloignerait le plus d’une société utopique…

Voilà en partie ce qu’il en est ressorti:

+ Elements de dystopie par Alice

-Plus aucune loi n’est d’actualité, plus de chefs d’Etats, plus de frontières. Chacun est livré à lui –même- un peu comme un retour à l’âge de pierre mais avec les technologies en plus= retour du principe de « tribus », les technologies réussissent en petits groupes et doivent réapprendre à vivre sans avoir de guide. Plus de patrons dans les entreprises- les gens ont pris leurs libertés, ne plus venir, tout ça. Du coup anarchie totale. -Le pp est un mec qui réalise que rien ne va plus et qu’il faut rétablir l’ordre en rétablissant un chef. Mais les hommes s’habituent tout juste à leur nouvelle « liberté » et ne réalisent pas les conséquences donc ils ne veulent pas d’un guide comme « trouble-fête ». Le mec décide alors de pousser la situation présente à l’extrême. -réchauffement climatique a entrainé une réduction de la quasi-totalité de la terre habitable de la planète. Ce territoire est surpeuplé et il faut donc instaurer des nouvelles règles de restriction d’enfants : seul un enfant a le droit de naître par an. De plus, il devra être surentrainé dès son plus jeune âge pour faire de la mer son élément, car le seul moyen de survivre est de créer à nouveau une civilisation en harmonie avec la mer. Il faut donc leur apprendre à nager super bien et super vite, à passer beaucoup de temps sous l’eau (apnée) pour que ces petits soldats se reconstruisent un monde sous-marin. Les avancées technologiques sont un peu délaissées, la plupart ont té englouties par la montée des eaux mais il leur reste encore des lasers et tout. Le pp est l’un de ces enfants soldats nés pour la « résurrection du monde » mais lui découvre l’astronomie (alors qu’il leur est interdit d’étudier autre chose que l’océanographie) et il se prend à rêver de quitter cette planète pour une autre, dans le ciel, alors qu’il devrait au contraire s’installer dans l’eau (mais il se sent clostro dans l’eau). Ça se passe dans quelques dizaines d’années. -Les terres encore émergées sont toutes au niveau de l’équateur vu que les fontes viennent des pôles donc il fait constamment chaud (climat équatorial).
+ Sarah

Année 3000, un nouveau millénaire voit le jour sur terre Alec, adolescent de 17 ans vit dans un monde gouverné par la peur. Les technologies ont évolué et ce, jusqu’à en dépasser l’humanité. La surveillance est omniprésente. Même les pensées sont passées au peigne fin. Chaque être humain possède une carte implantée au niveau du poignet. Cette carte possède une énorme mémoire et est reliée au réseau de surveillance du gouvernement. Les lois sont strictes ; et quiconque ne les respectent pas est sanctionné. Mais un mystère demeure, en effet si un crime est commis, la personne est immédiatement repérée et arrêtée. Mais le plus étrange reste le fait que personne ne sait où disparaissent ces criminels. Alex a toujours suivi les règles. Bien sûr la peur de disparaître pèse sur les épaules de tout le monde. Mais un jour, Alec n’en peut plus. Il veut savoir et sans s’en rendre compte se met à penser à ce qui se passerait s’il venait à commettre un crime. Cette pensée lui est fatale et il se fait arrêter. Il est envoyé au centre de son pays, là où réside le gouvernement. C’est là qu’il disparait. En réalité, il découvre que les êtres humains arrêtés sont envoyés sur la lune, là où une base a été créée, et là où lui aussi est exilé. De plus, la mémoire de ces personnes a été effacée. Mais Alec se souvient de tout. Il ne sait plus comment il est arrivé là mais il se rappelle de sa vie sur Terre. Sur la lune a lieu toute une autre vie, comme une école, les criminels se voient enseignée une éducation. Alec fait alors la rencontre d’un professeur qui découvre que sa mémoire est intacte et lui avoue qu’il n’est pas le seul. En effet, différentes personnes se souviennent et ont commencé à former une armée de révolutionnaires. Un soulèvement se prépare et le retour sur Terre annoncera une nouvelle aire.
+ Myriam

-Le meilleur des mondes. Chaque être humain y aspire, dès sa naissance, par lui et ses êtres chers. La vie semble parfois si simple… Mais dans les faits, comment faire cohabiter 10 milliards d’hommes sur une si petite planète, pour le meilleur, et juste pour cela. -Les tentatives de vie en communauté avaient été nombreuses, et pas toujours reluisantes. -La loi du plus fort. Certains s’étaient hissés au sommet du pouvoir, prétextant les meilleures intentions pour leurs semblables… mais la tentation avait été plus forte. Comment choisir de déléguer lorsque l’on a connu le pouvoir suprême ? Fatigué de cette répression qui avait désormais trop duré, le peuple s’était soulevé. Le réveil de l’humanité. La nature qui reprend ses droits. Les oppresseurs étaient tombés, les hommes et les femmes se reprenaient à rêver d’un avenir lumineux, d’une liberté à laquelle ils n’avaient jamais goûté pour leurs enfants. -De nouveaux leaders avaient émergé. L’histoire est un éternel recommencement. -Le peuple, désabusé par tant de siècles de corruption n’était plus prêt à accorder sa confiance au premier venu. « La religion est l’opium du peuple ! » avait un jour déclamé uyn célèbre opposant sur les barricades. Pauvre fou, lui avait-on répondu. Les dieux ne nous trahiront jamais, eux. Les prêtres étaient sortis de leurs sanctuaires, d’autres, dont les cultes, auparavant jugés trop radicaux, avaient rouvert leurs portes. -Le temple de Lyca apportait refuge aux sans-abris lors des hivers trop rigoureux. Les prêtresses de Joval nourrissaient les affamés. -Chaque dernier jour du mois, Marie se rendait à la permanence du temple le plus proche de son village pour récupérer des vivres et des médicaments par sa famille dans le besoin. Un jour que les sacs de provisions n’avaient pas été déchargés, le jeune homme se rendit dans la réserve pour grappiller quelques restes. C’est là qu’il entendit des voix… des prêtres. L’une d’elles lui semblait familière. C’était le grand maître de Joval, actuellement en visite dans sa province, afin de s’assurer les votes des plus pauvres. -« une fois les voix des basses classes acquises, rien de pourra plus entraver notre chemin vers le sommet, grand-maître ». -« Je ne peux m’empêcher de penser aux poches révolutionnaires de l’élite intellectuelle. Ces gens ruminent trop. Et à force, ils vont pousser les électeurs à penser ! » -« Ils ne sont que minoritaires, grand-maître… » -« Ne les sous-estimez pas, très cher prêtre, le plus faible battement d’aile peut déclencher des tempêtes » Il faut agir vite, et frapper fort. » -« Qu’avez-vous en tête, grand maître ? » -« Les familles du quartier Est. Anéantissez-les » -« A votre guise, maître »é -Le quartier Est, c’est là que vivait Alysha, son rayon de soleil, sa meilleure amie. Ses parents animaient des rassemblements de grands penseurs….pour la première fois de sa vie, il prenait la mesure du danger.

 

 

+ Pauline

Un monde dans lequel chaque individu est seul, vit coupé des autres. Plus aucune interaction entre humains n’est permise. Une caste d’une centaine de personnes peut encore vivre ensemble, et se reproduire. Parmi eux, les gardiens de la loi, eux qui surveillent les agissements d’un peuple bridé. Les raisons de cette « prison » gigantesque : une quasi disparition des ressources vitales, un monde trop pollué, plus de vivre. Donc disparition de l’Humanité, sauf de cette caste préservée, restreinte, afin de repeupler un jour cette Terre ou une autre plante si les moyens en sont trouvés. L’Art est la seule forme de liberté qui reste à cette Humanité emprisonnée dans le carcan érigé par une société devenue totalitaire. Afin d’enferment les gens dans leurs propres passions, de les captiver et de les tenir prisonnier d’une forme de dépendance, une forme de littérature, de musique, de peinture, etc. est proposée à ces personnes qui ne peuvent la partager. On développe ces plaisirs solitaires en excluant toute forme de partage, de par la propagande, et du choix des objets culturels proposés (pas d’œuvre prônant trop la fraternité et les libertés) L’Art enferme et ne libère plus. Emma fait partie de ces oppressés, ces adorateurs d’un art qui empêche de penser. Son vice à elle : les romans, la lecture toujours plus. Elle y rencontre toujours de nouveaux amis, et la réalité augmentée qui vient s’y attacher rend ses interactions avec ces êtres fictifs si réels qu’elle ne pense pas à s’en détacher. Elle vit seule, dans son monde, dans un quartier d’habitation dans une ville anciennement nommée Paris, à une époque où l’individualité était encore prônée. Dans les faits, elle ne nomme Individu 4582A : A car elle est une femme, 4582car elle vit au 4582 des quartiers d’habitation. Mais elle s’est inventée ce prénom après avoir lu le roman éponyme de Jane Austen. Aussi improbable que cela puisse paraître, elle sent heureuse. Elle n’est jamais vraiment seule, elle est toujours reliée à ses livres. Cependant, elle rencontre un jour une jeune fille de 16 ans qui semble différente. Elle lui pose de drôles de questions, alors même qu’elle n’a pas le droit de lui adresse la parole. Elle n’a pas l’air vague, dans les nuages qu’elle devrait avoir. Elle ne rêvasse pas. Cette brusque interaction entre les deux filles réveille brusquement Emma : ses héros ne sont plus là, réconfortants, et elle aperçoit la réalité comme elle ne l’a jamais vue, des murs gris, ternes. Les gens qui se croisent dans les couloirs de l’immeuble pour récupérer des denrées alimentaires sans se voir, sans se parler. Le silence, l’absence de mots prononcés. Sauf par cette fille, qu’elle décide de cacher, comme l’aurait fait l’une de ses héroïnes. Ce que lui révèle cette jeune fille est bien surprenant : un groupuscule se bat contre cette autocratie, contre cette caste, et se rebelle contre ce choix arbitraire de personnes qui devraient assurer la pérennité de l’esprit humain. Elle se dirige donc à leur rencontre, sans vraiment comprendre pourquoi ni comment, ne souhaitant que retrouver ses romans. Et elle ne cesse de se demander pourquoi elle a été choisie ? Pourquoi la dénommé Alice l’a contactée à elle ? Les révélations continueront à fuser, expliquant le passé tumultueux de la Terre ; mes raisons de cet enfermement dans l’art, et les mensonges de cette caste qui profite de la naïveté des hommes.

 


A propos

Le Labo des histoires propose des ateliers d'écriture gratuits pour les jeunes de moins de 25 ans. Journalisme, scénario, écriture créative, B.D., poésie, chanson... Venez vous initier aux techniques d'écriture, écrire, imaginer, raconter de nouveaux mondes, de nouvelles histoires, de nouvelles aventures !



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