Comme si vous y étiez Master class Eli Anderson - Oscar Pill

Publié le 10 avril 2013 | par Labo Des Histoires

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Samedi 23 mars : les secrets de cuisine d’Eli Anderson

Plongez dans les univers fabuleux, inquiétants et étranges des participants de la master class d’Eli Anderson.

+ Loris Bouillant est tombé sur… la tête d’un chien

J’étais dans une forêt dense, sur un sol dure d’une matière étrange. Les arbres étaient d’une infinie douceur et semblaient agiter par une brise permanente. Quand soudain, un bruit attira mon attention, on aurait dit une cavalcade ou un troupeau de bisons qui avançaient à vive allure.
– Hé toi !
Je me retourna et c’est là que je les vis. Des centaines de puces fonçaient droit sur moi et à mon avis, ne comptaient pas s’arrêter.
– Bouge-toi, dépêche Rex va se gratter d’une minute à l’autre ! Mais de quoi parlait-il ? Et déjà, est-ce que les puces sont censées parler ?
– Euh, excusez-moi, pouvez-vous me dire…
Je n’eus pas le temps d’en dire plus, la nuit tomba d’un seul coup ou plutôt une ombre recouvrit la forêt.
– Trop tard ! dit une puce. Tous à couvert !
L’ombre s’abattit, c’était en fait une patte de chien géante, grosse comme vingt camions et ne tarderait pas à m’écraser comme une mouche. Soudain, une puce se rua vers moi et me mit à terre faisant écran de sa carapace qui craqua dans un horrible bruit de conserve. La terre trembla, les arbres sifflèrent puis tout se calma et je puis constater les ravages. Des dizaines de puces baignant dans leur sang, la tête pendante, des arbres arrachés et le sol craquelé à certains endroits. Je fus pris d’une soudaine nausée, après tout, c’était normal, je venais d’être sauvé par une puce qui a sacrifié sa vie et dont je ne connaissais même pas le nom. Puis, tout s’assembla dans ma tête, les puces, la patte de chien, les arbres qui en fin de compte étaient doux et fins comme des poils…
– Je fais la taille d’un minimoys et je suis sur un chien, murmurais-je.
– Sur la tête de Rex plus précisément !
Une puce apparut de derrière un arbre et m’expliqua les mauvaises habitudes que Rex avaient à se gratter.
– Il faut que je rentre dans son cerveau, dis-je.
– L’oreille est le chemin le plus court, viens !
Il m’emmena dans une grotte, la plus grande que je n’avais jamais vu. Des morceaux jaunes étaient collés à la paroi dans une horrible odeur de moisi.
– Voici le tympan ! Des vibrations firent bouger le sol puis le tympan et un marteau tapa sur une enclume qui fit vibrer toute l’oreille.
– Va dans le grenier des pensées, me dit la puce, tu y trouveras le grimoire.
+ Claire et Valentin ont atterri sur… une plante verte !

Je n’avais pas la moindre idée de l’endroit où j’avais atterri. Apparemment, j’étais dans une caverne, le sol était tapissé de verdure. Derrière moi s’étendait un immense labyrinthe. Devant, il n’y avait qu’un simple escalier en colimaçon. Je décida de prendre l’escalier qui avait une allure moins effrayante. Une demi-heure me semblait-il, passa. Je gravis marche après marche toujours plus exaspéré. J’en regraittais presque qu’il n’eut pas d’animation. Je n’aurais pas dû. Deux créatures au poil vert s’approchèrent de moi sans que je n’ai pus le voir arriver. Une m’aggrippa avec une agilité surprenante et sauta haut, très haut. Les bestioles allaient sacrément vite. En quelques secondes je me retrouvis dans une salle… J’ai pris l’escalier mais une demi-heure après, j’ai regretté mon choi car l’escalier est interminable. Je commençais à être fatigué, quand soudain… 
+ Théo a été envoyé… dans le congélateur.

Quand je fus propulsé par le tomte j’arriva dans le congélateur. J’étais un peu sonner quand je vus des montagnes de givre et de glasse, un océan sans fin, des nuages jaunes, un ciel lumineux, de la glasse et enfin des grottes. Je marcha et marcha, je croyer avoir perdus le tomte, mais quand je vu une petite silhouette à l’orison. Je fus soulager. Mais la silhouette qui était en fait pas qu’un mais trois foncer sur moi avec une incroyable vitesse, je perdis mon calme et je partis dans la direction opposé. Au loin je vis le tomte accompagné d’un lapin chocolat, je leur ai raconté que les silhouettes nous pourchassé et nous avons courrus jusqu’à une montagne de glasse où se trouver le grimoire perdu. Nous le prîmes et nous descendîmes directement. Mais nous tombîmes sur une vingtaine de yétis en chocolat. Grâce au tomte qui utilisa un sort du grimoire nous fimes fondre les yétis en chocolats. Pour me remercier le tomte me renvoya dans mon monde.
+ Yael et Benoît se sont retrouvés… dans l’ordinateur

Les heures passaient et mon ordinateur ramait.
« J’en ai marre ! J’en veux un autre ! »
A peine avais je pensé cela que l’écran devint tout vert et qu’un lutin apparu devant l’écran.
– J’ai perdu mon grimoire contenant toutes mes formules magiques ! » Vous crie-t-il en larmes, tout tremblant, « pourrais-tu m’aider à le retrouver ? »
Sans même réfléchir je balançais mon coussin à la tête de ce truc verdâtre. Furieux, il se releva, se campa sur ses jambes et commença à marmonner.
– Je ne connais qu’une seule formule magique par cœur… Je ne compris pas ce qu’il dit ensuite, mais une explosion lumineuse se produisit puis ce fut le noir complet. Quand je rouvris les yeux, je me rendis compte que je n’étais plus chez moi. Je n’avais pas la moindre idée de l’endroit ou j’avais atterri. Devant moi se dressait un écran de verre géant et au delà je reconnaissait mon salon.
En regardant autour de moi, j’aperçu des icones géantes qui semblaient grouiller de vie. Puis avant que je ne puisse faire un geste, une alarme retenti et une voix perça mes tympans.
– ATTENTION, VOUS AVEZ UN VIRUS DANS L’ORDINATEUR !
J’aperçu des sphères oranges qui convergeaient vers moi. D’instinct je me dirigeais vers l’abri le plus proche. Il s’avéra que c’était l’usine internet. Je m’y réfugiais comme si ma vie en dépendait, ce qui, je l’appris plus tard, était le cas. Je me jetais dans l’usine et me cachais dans le premier recoin que je trouvais. Les employés me regardèrent étrangement pendant un instant, puis, comme si de rien était, reprirent leur travail.
+ Jeanne… ne sait pas où elle est.

Je n’avais pas la moindre idée de l’endroit où j’avais atterri. Tout ce que je pouvais en dire, c’est que c’était… vide. Où que je porte mon regard, il ne rencontrait aucun obstacle. Il n’y avait ni vent, ni odeurs, ni couleurs. Je n’avais ni chaud ni froid. Et pour cause : je flottais dans le néant.
« Quel crétin, ce tomte ! Non seulement il paume son grimoire mais en plus il m’expédie dans un lieu aussi vide que la cervelle de Victoria. »
Je frissonnais. La mention de Victoria me faisait immanquablement penser à Stéphane et à… Mieux valait ne plus y penser. D’autant plus que mon estomac choisit cet instant pour émettre un gargouillis caractéristique : j’étais morte de faim.
« Si seulement j’avais mon kit ! »
Mon kit. Après avoir lu Naruto, je m’étais créé un équipement de ninja complet : un « sac à dos » (en fait un ex-sac à main doté de bretelles à base de ceinturons) rempli de tout à bric à brac : des barres de céréales pour trois jours, une couverture de survie, une lampe torche, des piles, des bougies, des allumettes, une loupe, le déodorisant de mon père (pour aveugler l’ennemi), un manuel énonçant les plantes comestibles et les poisons, du désinfectant, des bandages et même deux couteaux volés dans la cuisine. Et un bouquin de la taille d’une carte à jouer trouvé dans un trou de souris.
« C’est peut-être le grimoire de l’autre crétin, là, le tomte. »
En attendant de pouvoir vérifier, je pouvais déjà vérifier le lieu où je me trouvais. Lieu qui avait encore changé.


A propos

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