Normandie

Publié le 13 décembre 2018 | par Labo Des Histoires

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Portrait d’intervenant : Marceline Putnaï

Née à Rouen en 1969, après des études tous azimuts en France et en Allemagne, elle travaille comme graphiste, puis en tant que rédactrice externe pour diverses publications. Elle devient auteur pour un éditeur allemand en 2002. Elle travaille à la conception et à l’écriture de différents supports pour l’apprentissage du français: Manuel, nouvelles, scénarii.

En parallèle, elle s’initie à la littérature orale. Elle intervient à ce titre dès lors auprès de différentes structures : écoles, collèges, lycées, médiathèques, maisons de retraite, musées, salles de spectacle, chemins en tous genres … Les interventions revêtent différentes formes : du conte à la lecture, en passant par les petites formes théâtrales … Elle se forme auprès de divers conteurs, comédiens, lecteurs d’ici ou d’ailleurs. Elle écrit et crée également deux spectacles pour le Musée des beaux-Arts de Rouen et le festival Normandie Impressionniste.

Pour Marceline Putnaï, raconter dans le sens de transmettre fait partie de l’humain. Il y a des histoires qui s’imposent dans une espèce de fulgurance. Pourquoi ? Parce qu’elles font écho à des peurs, des espoirs, des tragédies ou des jouissances qui touchent l’être quel qu’il soit et d’où qu’il vienne. Selon son cheminement personnel, son ancrage, son héritage, son bagage, on finit par rencontrer celles qu’on aimera raconter. Alors commence le plaisir de l’habillage, l’exigence du mot juste car l’histoire se présente parfois dans son plus simple appareil.

Selon elle, aimer les mots et les histoires, c’est aussi se mettre au service de la parole de l’autre. L’autre, celui qui veut dire sa vie, son immeuble, son lieu de travail, son village, son errance. L’accompagnement devient chantier. Ensemble, on œuvre à transmettre, on choisit les mots, les phrases. On construit, on articule, on relie. Parce que celui ne peut pas, qui ne peut plus dire n’a souvent plus que la colère ou la résignation, aider à dire est essentiel. Le mot peut être salvateur, celui qu’on reçoit et celui qu’on donne.

Pour le projet Prix Liberté, Marceline Putnaï travaillera autour de la notion de mur. En voici un petit descriptif :
Les murs protègent, enferment, retiennent, séparent. L’homme construit trop de murs et pas assez de ponts, écrivait Isaac Newton. Partout, les paysages se hérissent de ces frontières et de ces remparts, entravant cette liberté essentielle d’aller, de venir, de rester ou de partir. Le mur peut aussi être invisible, il peut-être plafond de verre, discrimination, intimidation, posé là entre ceux qui en sont et ceux qui n’en sont pas. Mais le mur est toujours là pour être franchi, escaladé…. comme le mur du jardin, de la cité ou celui de l’école qu’on a sauté la première fois le coeur battant, sans être vu. Parfois également, le mur d’oppression sait devenir mur d’expression:  « Murs blancs, peuple muet », on est bien dans l’air du temps! Mémoriel, il aide au souvenir et garde les traces des grands destins comme des petites histoires…

Vivre libre en définitive, ce n’est pas vivre sans murs, vivre libre c’est ouvrir des portes et des fenêtres! C’est ce qui sera décliné lors de séances avec une classe de 1. ES du lycée Queneau, avec l’aide des enseignants de français, de sciences économiques et sociales et d’histoire-géographie .

Un projet très intéressant dont nous avons hâte de voir le résultat lors de la remise du prix Liberté en juin !

 

 


A propos

Le Labo des histoires propose des ateliers d'écriture gratuits pour les jeunes de moins de 25 ans. Journalisme, scénario, écriture créative, B.D., poésie, chanson... Venez vous initier aux techniques d'écriture, écrire, imaginer, raconter de nouveaux mondes, de nouvelles histoires, de nouvelles aventures !



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