Paroles de jeunes Paroles de jeunes : Farid, participant de la première heure

Publié le 8 janvier 2013 | par Aurélie Laurière

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Paroles de jeunes : Farid, participant de la première heure

Farid a assisté à la naissance du Labo. Depuis, il n’a pas manqué un seul atelier d’écriture créative. Souriant et spontané, il n’est jamais le dernier pour lier connaissance et présenter ses écrits à l’assemblée. Rythmés, ses textes laissent souvent à bout de souffle. On n’a pas résisté à l’envie de poser quelques questions à ce participant de la première heure. 

Peux-tu te présenter rapidement ?
Je m’appelle Farid, je suis étudiant en philosophie. Je suis quelqu’un d’ouvert, toujours à la recherche de nouvelles aventures. L’inconnu m’attire ! Je suis aussi un éternel insatisfait qui se remet perpétuellement en question : j’adore apprendre ! Que dire d’autre ? Je suis plutôt gentil et courtois, un peu timide. J’ai tendance à laisser parler les autres pour mieux les observer…

Est-ce que tu te définirais comme un littéraire ?
Non, la littérature est trop vaste pour que je puisse dire ça. Je préfère me présenter comme un passionné de littérature. Ça, je le revendique ! Au fond, chaque homme est un littéraire car la vie tout entière est une forme de littérature. Ce qui est sûr, c’est que j’aime lire ! Surtout des romans, des textes réalistes.

Des livres mémorables, des sources d’inspiration ?
Deux livres m’ont particulièrement marqué : Le Rouge et le Noir de Stendhal, pour l’écriture, et Les Misérables de Victor Hugo, pour la noirceur. Du côté de la musique, les chanteurs Renaud et Jacques Dutronc, même si j’écoute beaucoup de rap actuel. Sinon, je suis très inspiré par les films qui traitent du banditisme des années 50 et par des acteurs comme Jean-Paul Belmondo ou Lino Ventura. Je suis admiratif de ces grandes figures masculines qui, bonnes ou mauvaises, ont une seule ligne de conduite, des codes et des valeurs.

Comment as-tu connu le Labo ?
Je suis tombé dessus par hasard, en parcourant le site de Skyrock. Au départ, j’imaginais ça comme un refuge de fervents littéraires. Et puis, j’ai décidé d’essayer et j’ai été bluffé, surtout par l’accueil réservé. Le goût de l’écriture, je l’ai toujours eu, mais je n’ai jamais eu ni le temps ni les moyens de le développer. Dans un cadre scolaire traditionnel, c’est parfois un peu difficile de mettre bout à bout ses idées et ses ambitions. Avec le Labo, je rattrape le temps perdu et je retombe en adolescence, c’est une très bonne expérience.

Qu’est-ce qui te donne envie de revenir à chaque atelier ?
Avant tout, l’équipe du Labo ! L’accueil, c’est très important pour moi. Et comme j’aime aller vers l’inconnu, le fait que les thèmes changent à chaque fois. Par exemple, moi qui ne connaissais pas du tout Anne Robillard – et encore moins son domaine –, j’ai adoré participer à sa master class. J’ai appris énormément de choses, une fois de plus !

Qu’est-ce que le Labo t’a apporté du point de vue de l’écriture ?
J’ai plus confiance en moi ! Principalement parce que c’est très valorisant de voir ses textes publiés sur Internet. Le regard des professionnels et des membres de l’équipe me permet de voir mes forces et mes faiblesses. Ça me fait donc avancer ! Je vous en dirai plus quand le cycle sera terminé, mais pour l’instant, le bilan est très positif. Globalement, le Labo est un moteur pour démarrer de nouveaux projets d’écriture. Être entouré de professionnels me donne la possibilité de leur poser des questions et, éventuellement, de me tourner vers eux le jour où j’aurai un projet vraiment solide.

Et de manière générale ?
Humainement, l’apport est considérable ! J’ai rencontré des gens de divers milieux, des gens qui ont un rapport à l’écriture très différent du mien. J’apprends énormément à leur contact ! C’est simple : d’un point de vue humain, le Labo est la chose la plus intéressante qui me soit arrivée. 

Propos recueillis par Aurélie Laurière


A propos

Chargée de projet éditorial au Labo pendant six mois. Mission : promouvoir les ateliers, stages, master class et K.O. des MOTS. Faire en sorte qu’on en parle, qu’on en parle partout et qu’on en parle en bien. En bref : écrire au sujet de l'écrit. Avant, après et à côté : journaliste culture.



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