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Publié le 22 janvier 2019 | par Labo Des Histoires

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L’étape Strasbourgeoise du Tournoi des Mots !

Samedi dernier, à l’occasion de la Nuit de la Lecture, toute l’équipe du Labo des histoires Grand Est était réunie à la Librairie Kléber de Strasbourg pour la deuxième édition du Tournoi des Mots ! Au programme : des jeunes très talentueux, des slameurs émérites, des textes de haut niveau et un public investi !

C’est autour de l’œuvre de William Shakespeare, Roméo et Juliette, que ce sont affrontés les équipe Mmmh Mmmh Mmmh (composée de Lily, Imane et Vasili), Milady (composée de Camelia et de Marie), Pasta Route (composée de Louis, Joseph et  Théo) et L’Orient (composée de Yaël, Jeanne et Léa).  Pour chaque match, les participants avaient trois minutes pour écrire un texte suivant les contraintes indiquées : inclure dans son texte une phrase, un mot ou un personnage tiré de l’oeuvre. Une fois le temps écoulé, chaque écrit était déclamé par un des slameurs de l’association Plus Oui Moins Non, Florian ou Mathilde. Le public avait alors la lourde de tâche de voter pour le texte qu’il jugeait le plus beau, le plus touchant, le plus rythmé.

Les trois premières opposaient l’équipe des Mmmh Mmmh Mmmh et celle des Milady. Les trois manches suivantes opposaient l’équipe L’Orient et celle des Pasta Route. Ce sont les équipes Milady et Pasta Route qui se sont qualifiées pour la finale de l’étape Strasbourgeoise. Le score était très serré mais le public a fini par élire les Pasta Route comment grands vainqueurs de cette étape du Tournoi des Mots ! Louis, Joseph et Théo auront la chance de partir à Paris le 22 juin prochain pour affronter les équipes de Lille, Bordeaux, Vincennes, Rouen, Lyon, Saint-Pierre et Toulon, en présence de la romancière Delphine de Vigan, marraine de ce Tournoi.

 

Découvrez ci-dessous les textes des participants :

Texte des Milady :

 Maudit, infortuné, malheureux, odieux jour ! Vérone est brisée, Vérone est divisée. Deux amants confrontés à la haine de tous. On se tue on s’assassine, on s’abhorre quand d’autres s’aiment. Juliette, Roméo, la mort est leur destin. On s’ennuie à Vérone, et l’on se détruit, une seule occupation, une seule arme, l’espadon qui nous tranche la poitrine. Des siècles de haines où l’on utilise les épées au lieu de se parler. Comment arrêter une guerre si ce n’est par la mort comment arrêter l’amour si ce n’est périr ; apothicaire tu nous apportes le seul remède, une solution a cette passion. Un poison à l’indifférence de l’amour, leurs seules échappatoires, la mort accueille l’amour en son sein.

 

Texte de L’orient :

Le prix de l’amour, de la mort, de la vie
En te voyant, je l’ai connu
Bien que tu étais un Montaigu, je l’ai immédiatement su
Le prix de l’amour de la mort, de la vie
Je savais qu’il m’en coûterait, je savais le prix de tout

Mais je l’accepte, il en est ainsi
Quitte à mourir endetté, je veux bien payer cette leçon
Cette leçon de vivre, cette leçon de mourir, cette leçon d’aimer
C’est toi Roméo qui me l’a enseigné

Je refuse d’être couard face à cet amour incompris
Incongru, inopiné, fortuit
Je refuse d’être cette lâche qui fuit ses sentiments
Son bonheur
Qui vit en enfer, qui subit cette misère imposée par nos compères
Je refuse de vivre tel un couard, un lâche
Roméo, je ne renierai rien
Ni ton amour ni le miens
Seulement la haine de nos parents

Mais ne t’inquiète pas Roméo
Nous serons ensemble, bientôt
Frère Laurent m’a donné une solution
Il me l’a exposée, proposée, enseignée
Et d’une seule acceptation, je l’ai approuvée
Nous serons bientôt réunis, malgré cet amour interdit
Dans cette euphorie, dans la passion qu’est la vie
Nous vivrons charmés
Loin des Montaigu loin des Capulet
Amoureux dans un endroit clos
Car je te veux toi, Roméo
Et seulement toi.

 

Texte des Pasta Route :

 Je veux bien payer une dot
Et que l’on soit quitte à l’unisson
Quitte à mourir endetté,
Je veux bien payer cette leçon !
Sans trahison, ma Juliette
Le sang de l’opposition nous fera être
Amoureux, non envieux
En oubliant ceux
Qui sont contre nous pour toujours
Nous irons à la ville de l’amour
Migrons sur paris et oublie Pâris.
Mais d’une humeur hardie, tu te meurs pardi !
Nous nous aimions à foison,
Mais le poison, de nous, a eu raison,
Tout comme l’apothicaire
Couard je ne suis gère
Mais je te demande pardon,
Moi qui reposais sur toi, ensemble, nous naviguerons
Cela est impossible
Cette nuit tu es définitivement libre
La substance tas rendu ivre
Je ne peux plus vivre
Roméo et Juliette
Juliette et Roméo
Vérone fut le théâtre de notre fête
À l’encontre des familles dans nos dos
Que quelqu’un raconte notre histoire
Sans haine et sans vice
Nos peaux unies tous les soirs
Ton sein, ma Juliette, c’est ma nourrice.

 

Texte des Mmmh Mmmh Mmmh :

Maudit, infortuné malheureux, odieux jour ! D’être né, on parle de la beauté de vivre. Pourtant vivre est plus difficile que mourir. Heureusement que j’ai pu goûter à l’amour, tu es mon seul amour ont partagé la seule substance euphorisante la seule substance ; mon premier sourire.

C’est dur de ne pas pouvoir être comme toi, c’est comme recevoir 1000 coups d’espadon dans mon cœur, je te connaissais par cœur, à vrai dire je te connais mieux que toi. Être différent à notre époque ce n’est pas accepté mais Juliette la différence ’est une chance.

À te yeux je n’étais qu’un page, un vulgaire page si jamais tu pouvais ressentir ma rage, ma rage d’être né pourquoi moi, pourquoi être né avec un chromosome de plus, pourtant je n’étais pas si laid. J’aurais pu j’aurais voulu être ton prince, chère Juliette laisse-moi t’aimer juste t’aimer sans cette substance je n’ai plus de sourire Juliette à quoi bon vivre, aux cieux je te répéterais quel maudit infortuné malheureux odieux jour d’être né moi.

 

Texte des Milady (Finale) :

Je m’appelle Mercutio. Quand on est comme moi, il y a beaucoup de haine, mais encore plus d’amour. Je suis un homme, et comme Juliette, j’aime un homme. Notre histoire est comparable à celle des deux amants. Faites de difficultés, mais c’est une réalité. Des regards chargés de reproches devant l’alien que je suis. Mille Tybalt me pourchassent et je les fuis. Mais regardez-moi ! Je suis un homme et j’aime, je pleure, je ris, et j’aime. Il y a beaucoup de haine autour, mais encore plus d’amour en moi. Beaucoup ont misé sur leur histoire, mais je crois que c’est la nôtre qui va gagner. Pariez sur notre histoire, vous ne serez pas banqueroutier. Notre amour est unique, il vous éblouit de sa beauté, de sa grandeur. Et pourtant, chaque jour, il nous blesse plus profondément encore.

R : Juliette !
J : Roméo ? Enfin te voilà !
R : Juliette, je suis désolé… Tant d’amour en moi, mais… Il n’est pas pour toi.
J : Que me dis-tu là ?
R : Mercutio… Je ne sais pas comment le dire. J’ai peur des reproches, de ton regard, de ton jugement. Ne me hais pas, je t’en prie. C’est à lui que mon amour appartient.
J : Je ne te hais point. Je sais que tu m’aimeras toujours, comme je t’aimerais toujours.  Et c’est pourquoi je veux que tu vives ton amour au grand jour sans le poids de la culpabilité. Et moi, je serais seule, indépendante et heureuse. Un homme peut aimer un homme, une femme peut s’aimer elle-même.
R : De l’amour, il nous reste l’amitié, l’affection qui nous liera à jamais. Je t’aime, Juliette.
J : Je t’aime, Roméo.

 

Texte des Pasta Route (Finale) :

Deux âmes sœurs se sont rencontrées,
Provenant d’une même contrée
La passion ne suffisait pas
À mettre leurs pères en émoi
Seulement nous, seuls, et pour toujours,
Un coup de foudre puis gronde le tonnerre,
Il y a beaucoup de haine, mais encore plus d’amour
Seul un sourd ne verrait pas l’amour dans l’air.
Je mène ma vie comme un banqueroutier,
Ma seule victoire fut de te rencontrer,
Autant que nos familles nous avons été menés à la banqueroute
Prenons-nous-en qu’à nous même, car sans doute,
Nous ne voulions pas mourir,
Nous voulions nous aimer, pleurer et rire,
Et cet amour, à tout jamais nourrir,
Les envieux qui voulaient nous voir souffrir,
Toi et moi, nous aurions dû les fuir,
J’ai compris que s’aimer ne sait jamais suffire.

« Salut ma Juliette, tu sais tout le monde parle de nous
Mais je n’ai qu’un seul réel projet dans ma vie, et c’est nous.
-arrête de faire ton dramaturge
-mais je suis à l’envers et je me sens toute chose
– je n’ai pas besoin de tes vers et tes proses
– d’accord, j’laisse mon armure : Roméo kiffe Juliette, je te le mettrai en texte
– oh Roméo, aujourd’hui il y’a que des textos,
L’amour ne se montre qu’à travers les réseaux
-tu parles d’une société où tout est gardé sans se regarder
-la passion n’a plus de satiété, nous n’en avons pas assez
-je suis désolé, mais je ne peux pas te laisser t’en aller.
Roméo et Juliette, un enfant sucré et l’autre salé ».

 

Que pensez-vous de tous ces écrits ? Lequel préférez-vous ?


A propos

Le Labo des histoires propose des ateliers d'écriture gratuits pour les jeunes de moins de 25 ans. Journalisme, scénario, écriture créative, B.D., poésie, chanson... Venez vous initier aux techniques d'écriture, écrire, imaginer, raconter de nouveaux mondes, de nouvelles histoires, de nouvelles aventures !



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