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Publié le 26 janvier 2016 | par Labo Des Histoires

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Comme si vous y étiez: Masterclass avec Katherine Pancol

Samedi 24 janvier, nous recevions au Labo des histoires Paris l’auteure Katherine Pancol en présence de 25 jeunes laborantins, âgés de 11 à 25 ans. Katherine Pancol s’est prêtée au jeu des questions avec sincérité et une curiosité non dissimulée. Ravie de la pertinence des thèmes abordés par les laborantins, nous avons découvert son quotidien d’écrivain ainsi que de nombreux conseils d’écriture.

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Avant toute chose, l’écrivaine explique que pour écrire il faut avoir beaucoup lu. S’imprégner des mots, les connaître par cœur, presque les apprivoiser pour réussir à les manipuler, à en jouer. « Depuis que je suis toute petite je lis, je lis, je lis, je mange les mots » nous dit-elle. La tête plongée dans les livres depuis son enfance, ce goût pour les histoires lui a permis de voyager dans des univers très différents ; elle aime entrer dans une histoire et que le « livre (lui) ouvre des portes ».

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Katherine Pancol se décrit comme une « écrivaine réaliste, pas une écrivaine intello »! En effet, elle ressent le « besoin d’aller sur place » pour décrire les différents univers de ses livres avec soin. On retrouve là son passé de journaliste et son goût du reportage pour mener ses recherches. Elle attache beaucoup d’importance à tout noter « avec ses yeux, son odorat », comme si elle avait « une caméra dans la tête ». Toujours munie de carnets de notes, elle inscrit tout ce qui l’interpelle dans son environnement ! Les détails surtout, puisque ce sont eux qui donnent toute sa saveur au texte. Ils permettent au lecteur de s’identifier, de le faire basculer dans le « concret ».

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Pour raconter une histoire, Katherine Pancol s’appuie sur ses personnages. Elle nous expliquait que pour elle, un roman met en moyenne deux ans à être écrit. 1 an de préparation, de gestation dans la tête de l’auteure, puis 1 an d’écriture et de travail de relecture. La première chose à faire est de construire les personnages, de développer les liens entre eux, pour qu’enfin « l’histoire s’impose ». A quoi ressemblent-ils, quelles sont leurs relations familiales, quels sont leurs traits de caractère, quels sont leurs rêves et leurs peurs ?

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Être écrivain est un métier qui exige du travail au quotidien. L’inspiration se travaille et la peur de la page blanche aussi ! Katherine Pancol a tenu à décomplexer les jeunes laborantins par quelques astuces. Si les premiers mots sont les plus difficiles à jeter sur le papier, il suffit d’appliquer quelques « grandes règles d’écriture », comme elle dit. « Ne pas tricher quand on écrit », « ne dites pas, montrez » et « rien d’abstrait, que du concret ».
L’auteure se plie à l’exercice selon un programme très strict. Ses matinées sont consacrées à la lecture de journaux, la flânerie, les autres occupations du quotidien comme faire les courses et les balades en compagnie de son chien, etc. Puis, de 14h à 19h, c’est l’écriture. Sa formule secrète ? « 10% d’inspiration et 90% sans internet » confie Katherine Pancol, inspirée par Jean Racine pour qui l’écriture était le résultat de « 10% d’inspiration et 90% de transpiration ». Cela vient avec le temps et les heures qui s’enchaînent, laissant l’esprit s’évader et les idées se former.

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L’atelier d’écriture proposé par Katherine Pancol avait pour thème la rédaction d’une scène concrète en faisant appel aux 5 sens. Un extrait d’Un jour rêvé pour le poisson banane de Salinger, choisi par l’écrivaine, a été lu pour introduire l’exercice. Après une demi-heure de rédaction, les laborantins ont lu leurs textes. Katherine Pancol a avoué être bluffée par la qualité des écrits de chacun. Le ton, la justesse, l’humour et le mouvement du récit présents dans les histoires ont enchanté l’auteure, littéralement plongée dans leurs univers respectifs.

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Conseils pratiques et à pratiquer :

– Lire, lire et encore lire.
– Ecrire, écrire et encore écrire.
– Ne pas se laisser intimider par les mots ! Oser !
– Utiliser un Thésaurus pour enrichir son vocabulaire. Très utile pour les adjectifs.
– S’inspirer de Steinbeck, qui confiait qu’il était plus facile d’écrire pour soi que pour séduire les autres.
– Pour écrire il faut bien se connaître. Beaucoup se questionner et écrire sur nous-mêmes.
– Se décider à écrire pendant de longues heures régulièrement. Si cela n’est pas possible, réserver ce temps pendant les vacances par exemple.
– S’exercer à l’écriture pour trouver « sa musique », son rythme.
– S’exercer à la description est donc primordial : « décrire une goutte de pluie qui coule le long d’une vitrine d’autobus » par exemple.
– Pour les premiers personnages, ne pas hésiter à s’inspirer de notre entourage pour créer des personnages complets.
– La première phrase d’un roman est déjà présente dans notre tête, ou s’invite plus tard.
– A la fin de son travail d’écriture, laisser quelques phrases choisies au hasard pour le lendemain.

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A propos

Le Labo des histoires propose des ateliers d'écriture gratuits pour les jeunes de moins de 25 ans. Journalisme, scénario, écriture créative, B.D., poésie, chanson... Venez vous initier aux techniques d'écriture, écrire, imaginer, raconter de nouveaux mondes, de nouvelles histoires, de nouvelles aventures !



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