Comme si vous y étiez

Publié le 26 mars 2015 | par Labo Des Histoires

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Comme si vous y étiez : le Labo au Salon du livre de Paris !

Pendant quatre jours, du vendredi 20 au lundi 23 mars, le Labo des histoires a investi le Salon du livre de Paris avec ateliers d’écriture et rencontres dans ses valises. On vous raconte tout de cette aventure !

Les Apprentis d’Auteuil mettent le Marsupilami en scène

Le Labo, qui organise chaque mercredi après-midi un atelier d’écriture pour les jeunes des Apprentis d’Auteuil de Sannois (Val-d’Oise), a décidé d’emmener ses laborantins au Salon du livre dès son ouverture le vendredi matin pour un atelier sur le stand de la région Île de France, en partenariat avec le MOTif.

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Le Brésil à l’honneur, les jeunes ont choisi de faire se rencontrer le Marsupilami, son ennemi juré Bacaly et le Corcovado. Sur fond de préservation de l’environnement, ils ont inventé une plante magique, qui ramènerait à la vie celui ou celle qui la toucherait. Cette fleur étant très rare, la trouver relève du miracle sauf lorsque l’on est le Marsupilami. Avec cette histoire, vous comprendrez également pourquoi le Corcovado est une statue de pierre.

La magie de l’écriture collective a opéré : aventure, suspense, environnement, symboles du Brésil, tout y était pour rendre l’aventure palpitante !

L’histoire a volontairement été inachevée par les laborantins, souhaitant la poursuivre durant les prochains ateliers. Tous étaient ravis et amusés d’introduire ces personnages connus dans leur univers créatif. A la fin de cet atelier, les participants ont reçu un « chèque-livre », délivré par le Centre national du livre afin de leur permettre d’acheter un livre en souvenir de leur passage au salon.

Les commentaires et avis des participants ont été recueillis à chaud, pour cela il vous suffit de poursuivre votre lecture sur le site des Apprentis.

Enfin, si vous avez envie de découvrir cette histoire, là voici :

LA RENAISSANCE DU CORCOVADO : TOME 1

Notre histoire commence dans une favela, la Cité de Dieu. D’après une légende, Bacaly a transformé le Corcovado en pierre. A l’époque, le Corcovado était un dieu pour le Brésil. Il avait fait des miracles en protégeant l’Amazonie et était vénéré par la famille des marsupilamis.

Depuis sa transformation en pierre, les industriels détruisaient petit à petit la forêt, exterminant les espèces animales et les tribus.

Un soir, le marshaman (le shaman des marsupilamis) eut une prémonition en se regardant dans l’eau. Dans sa prémonition, il voyait le Corcovado en pierre tenant dans sa bouche la fleur bleue. Au conseil de village suivant, il prévint le marscourage et le missionna pour aller chercher la fleur.

Cette fleur permettait de ressusciter n’importe qui.

Malheureusement, Bacaly avait la fleur et l’avait cachée dans une boite ensorcelée, enterrée dans son jardin.

Des jours passent, le marsupilami arrive enfin au sommet d’une montagne enneigée et voit que la fleur a été arrachée.

« Houba houba hop ! (C’est une catastrophe ! Quelqu’un m’a devancé, j’ai peur que la fleur n’ait plus ses pouvoirs.) »

Il décide de renifler le sol, voit des traces de bottes et se dit :

« Houba houba… (Cette odeur m’est familière…) »

Le marsupilami déplie sa queue et comprend que cette odeur est celle de Bacaly qui, pendant ce temps-là, signe encore et toujours des contrats avec les industriels pour s’enrichir. Il veut créer des hôtels et des parkings sur la terre natale des marsupilamis.

Pour arriver chez Bacaly, le marsupilami doit traverser tout Rio, mais le carnaval bloque la ville.

Grâce à sa queue, il saute de char en char, bondit sur les bâtiments et se dirige vers le Corcovado.

Il aperçoit la maison de Bacaly.

« Houba houba ! (Je sens l’odeur de la fleur !) »

Grâce à son flair, il trouve la fleur et profite que Bacaly soit en train de signer des contrats pour la déterrer.

Mais, malencontreusement, il fait craquer une branche. Bacaly se retourne et l’aperçoit par la fenêtre.

S’en suit une course poursuite de folie dans toute la favela.

Bacaly attrape le marsupilami devant le Corcovado. Alors que tout semblait joué, le marsupilami arrive à jeter la fleur dans la bouche du Corcovado.

A suivre…

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Les histoires de Susie Morgenstern

L’auteure Susie Morgenstern est revenue ce vendredi avec bonne humeur sur son œuvre, nous livrant au passage foule d’anecdotes sur elle, sa famille, son éditeur avec une lucidité et une autodérision tordantes. Récit d’une rencontre pleine d’entrain.

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Susie Morgenstern est très tôt tombée amoureuse de son crayon. Elle écrit sans relâche. A son compte aujourd’hui,  82 livres. Rien de moins. Elle écrit, donc, mais ne dessine plus. L’illustration n’est plus de son ressort. Elle préfère nous raconter des histoires. Et il arrive que ce soit son histoire, même si cela ne constitue que 10% de son œuvre. La grosse patate compte parmi ces 10%. « Tout ce que j’aime faire dans la vie c’est manger ». Cette phrase se répète inlassablement alors qu’elle attend sous un abribus. Elle lui trotte dans la tête, martelée comme une litanie. Alors elle fait la liste de ce qu’elle aime manger et l’intitule La grosse patate.

Bien que l’autobiographie ne représente que 10% de ses écrits, elle revient avec plaisir sur cette infime proportion de son immense œuvre. Comme La première fois que j’ai eu 16 ans, adapté au cinéma par Lorraine Levy sous le titre La première fois que j’ai eu 20 ans. Une adaptation qui recueille sans réserve ses suffrages. Contrairement à d’autres. Susie retrace ses jeunes années, ses années adolescentes lorsque jeune contrebassiste dans un groupe de jazz de son lycée, elle luttait déjà contre le machisme ambiant. Et cette phrase qui introduit le roman, « je suis moche », elle se la répétait sans cesse lorsqu’elle croisait son reflet. Des années plus tard, sa fille, fêtant à son tour ses seize ans, se lamentait et répétait cette même phrase « je suis moche ». Comme une impression de déjà-vu qu’elle conjure avec La première fois que j’ai eu 16 ans.

Si sa vie, ses obsessions l’inspirent, celle de sa famille est omniprésente. Particulièrement sa fille Mayah, elle qui rentrait chaque soir de l’école le cœur lourd  et des larmes plein les yeux. Elle lui racontait alors tous ses malheurs de la journée. Des malheurs transformés par la verve de Susie en un formidable roman, La Sixième. Tout de même, elle espère que les professeurs de sa fille n’ont jamais lu le livre. Peu de chance, sachant que c’est ce roman même qui fait d’elle une incontournable de la littérature jeunesse, adoubée par le corps enseignant.

Mayah se retrouvera de nouveau au cœur de l’œuvre de sa mère mais d’une toute autre façon avec Terminale ! tout le monde descend. Mayah était à cette époque très renfermée sur elle-même, décrochant à peine quelques mots à une innocente question, mais visiblement trop intrusive à son goût, telle que « comment s’est passé ta journée ? ». Alors Susie Morgenstern, prend un stylo, du papier et écrit le premier chapitre de Terminale ! tout le monde descend. Sa fille le lit et en écrit le second chapitre. Commence alors une rédaction à quatre mains, comme une correspondance entre une mère et sa fille.

Habituellement pourtant, Susie Morgenstern travaille seule, chez elle. Matinale, elle se lève tôt, travaille aussitôt sur son bureau ou se côtoient Hannah Arendt et Max et les Maximonstres. Elle écrit jusqu’au déjeuner puis fait une sieste et poursuit le travail amorcé le matin même. Disciplinée, elle se fixe une cadence calquée sur celle des horaires de bureau.

Un bureau bien fourni car, que l’on se rassure, elle nous confie avoir des stylos et des cahiers pour au moins 70 vies. Et Susie Morgenstern a encore bien des histoires à nous raconter.

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La poésie d’Olivier Ollon

Olivier Ollon est un poète martiniquais qui a publié, en février 2013, son premier recueil de poèmes, Sentiments insondables. Sur le stand de la région Martinique et en partenariat avec la Maison de Martinique, il a guidé de jeunes laborantins dans l’écriture de textes poétiques.

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Collectivement, les participants ont décidé que leurs poèmes parleraient d’un Lapin (Cookie) rentré d’un tour du monde. Afin de narrer ses aventures à d’autres lapins, Cookie a fixé un rendez-vous au plus grand nombre sur l’Esplanade des Invalides.

Sur la base de ces éléments, les participants (dont Olivier Ollon) ont écrit des poèmes en douze vers, échangeant leurs feuilles à chaque vers sur le modèle du cadavre exquis. Ils ont ensuite lu en public leurs productions aux rimes inattendues.

Cookie le lapin est arrivé

Son voyage autour du monde l’a épuisé

Après avoir visité une multitude de contrées.

Il voulait partager tous ses souvenirs

Dans une conférence qui ferait rire

Les lapins, dont leur chef : le lapin-vizir

Semblaient impatients d’entendre le compte-rendu à venir.

Mais soudain il vit un lion participer

Pris ses jambes à son cou pour fuguer

Dans sa course il arriva à prononcer quelques mots

«  Peu importe les monts, les ruisseaux, les cours d’eaux et les flaques d’eaux

Je ferai mon discours avec ma canne à sucre dans les mains. »

***

Cookie le lapin est arrivé

Dans une maisonnette

Toute coquette

Il se prépare à s’exprimer

Devant toute la confrérie des lapins rassemblée.

Il parlait toutes les langues du monde

Sans effort

Son message était rempli de réconfort

Ses auditeurs, du coup, se sentirent beaucoup plus forts

Donc il fit un discours disant « Je suis le roi zéro

Zéro méchanceté assurée

Beaucoup de bonheur pour vous tous, pour l’éternité. »

Les dialogues de Taï-Marc Le Thanh

Samedi après-midi, une dizaine de jeunes du comité de lecture du Prix Saint-Exupéry sont venus sur le stand du Centre national du livre à la rencontre de Taï-Marc Le Thanh, à qui ils avaient décerné le prix du meilleur roman en 2014 pour Jonah. Au centre de cette rencontre : un atelier d’écriture exceptionnel animé par l’écrivain.

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Les jeunes laborantins avaient le choix entre deux dialogues entre deux intelrocuteurs, à écrire à partir d’une phrase de début et d’une phrase de fin qu’ils ont eux-mêmes tirées au sort.

« Hé réveille-toi, mais réveille-toi bon sang ! […] Mais, mais qui êtes-vous ? »

« Punaise, qu’est-ce que j’ai mal au crâne ! […] Tu chausses du combien ? »

Après le tirage au sort et l’évocation de quelques pistes d’écriture, Taï-Marc a laissé 15 minutes aux jeunes pour coucher leur imagination sur le papier et combler le vide entre leurs deux phrases. Pendant ce temps, l’écrivain passait dans les rangs, prenant le pouls de la créativité des scribes. Les quelques textes qu’ils ont laissé l’auteur lire devant le public se sont révélés débordants d’inventivité ! Leurs personnages étaient tour à tour cachés dans un placard rempli de victuailles, perdus dans la folie du carnaval de Rio ou de retour sur les bancs de l’école.

Taï-Marc a ensuite exposé la deuxième consigne de l’atelier d’écriture : les jeunes devaient reprendre leurs textes en les dramatisant à l’extrême, en les rendant tristes. Un challenge relevé avec brio avec des textes frôlant le registre tragique. Il s’agissait du premier atelier d’écriture de Taï-Marc Le Thanh, et il l’a achevé sous les applaudissements !

Le Labo partenaire de la Fête du livre jeunesse cet été

Lundi matin, le Labo était sur le stand du Centre national du livre (CNL) pour assister à la présentation de la Fête du livre jeunesse. Une présentation orchestrée par le président du CNL, Vincent Monadé, rejoint par différents partenaires, dont le Labo des histoires. Impulsée par Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, cet événement inédit, calqué sur la Fête de la musique, sera inauguré à l’été 2015. Une première édition qui, du 17 au 31 juillet, mobilisera tout le territoire national.

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La Fête du livre doit favoriser la rencontre des jeunes avec les livres sur un temps de loisir. Le CNL fera ainsi appel à tous les acteurs : bibliothécaires, éditeurs, libraires, médiathèques, bibliothèques départementales de prêt, associations, organisateurs de manifestations, centres culturels et sportifs, mouvements d’éducation populaire, collectivités territoriales… Le Labo, désormais implanté en métropole et en outre-mer, se mobilisera et proposera des ateliers d’écriture durant l’été en France métropolitaine et ultramarine.

Rencontres avec François Hollande, Manuel Valls et Fleur Pellerin

Philippe Robinet, président du Labo des histoires, a eu l’occasion d’échanger rapidement avec le président de la République lors de son passage dans les allées du Salon samedi 21 mars. Accompagné par la ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin, François Hollande a pu recevoir les dernières nouvelles du Labo des histoires, notamment des informations concernant le développement de l’association en Martinique et la dynamique du Labo dans le cadre du dispositif La France s’engage.

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Le lendemain, ces informations étaient partagées avec le Premier ministre, Manuel Valls, également de passage Porte de Versailles.

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A propos

Le Labo des histoires propose des ateliers d'écriture gratuits pour les jeunes de moins de 25 ans. Journalisme, scénario, écriture créative, B.D., poésie, chanson... Venez vous initier aux techniques d'écriture, écrire, imaginer, raconter de nouveaux mondes, de nouvelles histoires, de nouvelles aventures !



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