À lire Comme si vous y étiez : « Écriture en Ut majeur » avec Karim Madani

Publié le 12 novembre 2012 | par Aurélie Laurière

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Comme si vous y étiez : « Écriture en Ut majeur » avec Karim Madani

Jeudi 25 octobre, 18h. Dans la salle, autant de filles que de garçons. On commence les présentations, les études et les atmosphères sont différentes. Les attentes quant à l’atelier de Karim Madani le sont tout autant. Le thème de la soirée ? Écrire en musique. Écrire la musique. Écrire jusqu’à produire de la musique.

Petit tour de chauffe

En attendant Karim, on décide de briser la glace. Quatre mots – écrire, météorite, horloge, désert – sont à insérer dans un texte. En prime, chacun se voit assigner une tonalité : pour certains ce sera comique, sentimental ou policier, pour d’autres science-fiction ou horreur. On s’accorde, on fait les balances avant l’arrivée de la star en somme.

Comme si vous y étiez : « Écriture en Ut majeur » avec Karim Madani

Les textes des participants :

+ Farid – comique

Dans mon horloge biologique, je me réveille dans la nuit en ayant fait un cauchemar, l’impression qu’une météorite m’est tombée en plein visage, tout d’un coup je me retrouve dans un désert au milieu de ma chambre, les grains de sable, le vent, je me transforme en bédouin, les chameaux, la vie de nomade, mon cauchemar se transforme en rêve, au milieu du désert d’Arabie. Tout d’un coup, le réveil sonne et là je me retrouve dans ma salle de classe et là ma prof me dit de finir l’écriture de ma dissertation.
+ Guillaume – sentimental

L’endroit était désert. Pas un bruit, hormis celui de nos pas étouffés par la mousse encore humide. La rosée réfractait les rayons du soleil naissant, les premières hirondelles réchauffaient l’air par leur chant. Nous nous arrêtâmes et je me lançai. Mon cœur battait la chamade, telle une horloge qui faisait écho au tic tac de ma montre. Soudain, le ciel s’assombrit. Une pluie de météorites. C’était ses larmes. Des mots d’amour venaient de s’écrire sur mes lèvres.
+ Christelle – science-fiction

L’horloge parlante indiqua 1h37. Penché sur l’écriture de son dernier article pour le site d’informations locales, le journaliste quitta le mur des yeux. Aussitôt, l’écran qui avait été projeté sur la surface blanche laissa apparaître l’image d’un désert sans fin. C’était l’image qu’il préférait afficher pour se reposer entre deux articles. Tellement réelle qu’un jour, son caniche gris avait couru droit dans le mur en espérant s’échapper. « 1h40 » indiqua l’horloge parlante. « Une minute avant l’écrasement de la météorite sur Times Square ». « Encore », soupira le journaliste.
+ Damien – policier

Une météorite est arrivée sur la grande horloge de Londres en ne faisant aucun mort, heureusement, puisque Londres avait été rendue déserte par les autorités policières. L’inspecteur Helmoss a été affecté à l’affaire car la météorite contenait des codes vénusiens. Or, il était formé par l’école de Mochaffaire spécialisée dans le décryptage et le codage. Le désert londonien n’était en fait pas si désert depuis l’incident puisque l’on pouvait sentir une présence étrangère.
+ Aurélie – horreur

Comme tous les lundis soirs, Paul était installé à son bureau, dans sa chambre. 20h. Un silence de mort régnait dans la maison et seul le tic tac de l’horloge venait rompre la monotonie ambiante. Le silence, la nuit, c’était d’ailleurs l’atmosphère idéale pour l’écriture de sa rédaction d’Histoire. Mais ce soir-là, Paul était anxieux, ses parents étaient en voyage et il sentait une présence dans la grande maison vide. Cric crac. Il n’avait pas rêvé, le parquet venait bien de craquer ! Paul essayait de se raisonner : les portes étaient bien fermées, l’alarme bien enclenchée. Pour faire diversion, il essayait de s’imposer des images totalement hors contexte : un désert, une météorite…

Les feuilles se noircissent et les langues se délient… Mais ça y est, Karim Madani est arrivé. Les présentations sont brèves, le jeune auteur du Journal infirme de Clara Muller n’est pas là pour plaisanter mais pour nous faire écrire. Et pour nous faire ressentir les accords entre musique et littérature, rien de tel qu’une petite playlist bien calibrée.

Dans la peau d’un flingue 

Très vite, Karim nous présente le premier jeu d’écriture. « Vous êtes un revolver et vous passez de main en main. Le contexte : un quartier postindustriel, pas ce qu’il y a de plus accueillant. Ce flingue, vous allez lui donner des sensations, des sentiments et, surtout, la parole. » Cette figure de style qui consiste à faire parler un objet inanimé, c’est la prosopopée. Non, Karim n’est vraiment pas là pour plaisanter. Son but : nous faire explorer au maximum nos capacités d’empathie. Ah oui, il allait oublier : « Bien sûr, interdiction d’utiliser les verbes faire et avoir. »

Comme si vous y étiez : « Écriture en Ut majeur » avec Karim Madani

Dix minutes plus tard, lecture des premiers textes. Chez les participants, deux sentiments s’affrontent : l’appréhension de révéler son texte et la fierté d’avoir relevé le défi. C’est qu’ils en ont des choses à dire ces flingues : certains sont cyniques voire amers, d’autres sont combattifs ou cèdent carrément au lyrisme. Et les musiques de fond dans tout ça ? On passe des BO de Kill Bill et Le Bon, la Brute et le Truand à Vanessa Paradis. On saute du rock 60’s des Rolling Stones au rap U.S. de The Gun. Étourdissant.

Les textes des participants :

+ Aurélie – Sur une table en acier

Là, sur la table en acier, quel réveil difficile. Je me sens totalement exténué, vidé. C’est le cas de le dire, plus une balle en réserve. La nuit a filé à toute allure, même pas le temps de reprendre mon souffle, de la poudre plein les narines. Dans ma tête, Street Fighting Man : le pavé, les secousses, les corps à corps, mon quotidien. Mais qu’est-ce que je fous là, bordel ? Quand même super désagréable l’acier. Si les humains savaient… Ils se couchent dans des lits d’acier le soir ? Non, ils se lovent dans des draps soyeux, eux, ils enfoncent leur tête dans de moelleux oreillers. Et moi, je gis là, sur cette table pleine d’aspérités, ma gâchette toute ankylosée.
+ Christelle – Des larmes de plomb

Mon œil creux et aveugle vient de projeter une autre de ses larmes de plomb. Je ne sais pas sur qui, je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas si j’ai fait mouche. Savoir n’est pas mon rôle. Mes cris n’ont pas de voix. Je percute, je frappe, je tue. On me porte, on me passe, on me cache. Parler n’est pas mon rôle. Je ne connais que le langage d’un doigt moite sur ma gâchette, d’une tempe moite sur mon œil. Mon œil toujours creux, toujours aveugle.
+ Farid – Une nuit avec un journaliste infiltré

Tout commence un soir vers 23h45 dans la banlieue parisienne, un coin assez sombre qui fait froid dans le dos, d’ailleurs ce soir-là, y’avait pas que ça qui me faisait froid dans le dos, le temps était assez frisquet, je vois au loin un groupe de dix lascars, capuche sur la tête, le visage fermé, des solides gaillards. Je suis journaliste indépendant fasciné par la banlieue, le banditisme, etc. Moi je suis à l’opposé de tout ça, j’ai grandi dans un milieu bobo, je prends mon courage à deux mains même si j’ai les pétoches, je me dirige vers ce groupe d’individus, en arrivant à quelques mètres je commence à me demander ce que je fais ici, ça me rappelle une scène du film Il était une fois dans le Bronx avec Sunny, un super film d’ailleurs, je dérive, je reviens à mon sujet principal, donc j’arrive à quelques mètres du groupe, et là rien, le néant, le groupe m’ignore, ne parle pas, je suis assez étonné de voir que je faisais l’indifférence générale donc je décide de me mettre dans mon costume favori qu’est le journaliste infiltré, je suis excité c’est un sentiment que je n’arrive pas à expliquer. Donc le groupe fait son petit numéro toujours en m’ignorant. Tout d’un coup, j’entends : « Eh les gars, il y a un petit blanc qui s’est perdu ». Tout d’un coup je suis figé de peux plus bouger, j’ai eu la plus grande peur de ma vie. Puis le chef du clan vient me voir en me demandant si j’étais keuf, je lui réponds que non…

Ego trip en rythme

Après les balles, le clash. À peine le temps de reprendre son souffle que Karim énonce le deuxième exercice : ego trip à grand renfort de name dropping.

Besoin d’éclaircissements ? L’auteur, qui fait corps avec le narrateur, est en pleine crise d’égo : de sa voix tonitruante, il crie sa supériorité à la face du monde en citant en veux-tu en voilà de (très grands) noms. De très grands noms de musiciens, évidemment. Une seule consigne : ne s’en imposer aucune. Sauf peut-être celle-ci : « pas d’adverbe en  « –ment. » » Dix minutes de crissements de mines plus tard :

D’un point de vue objectif, je suis quand même bien supérieur aux autres.

Fou rire général. Cette fois, la lecture se fait en musique et de temps à autre, notes et mots sont à l’unisson. Nos personnages : Anatole Fernand, truand en col blanc, le très vindicatif Keith Richards, un anonyme au complexe de supériorité démesuré, l’immense et sentencieuse Ella Fitzgerald et la plutôt culottée Lady Gaga. Fracassant.

Comme si vous y étiez : « Écriture en Ut majeur » avec Karim Madani

Les textes des participants :

+ Christelle – Sur les cordes d’une guitare

Sur les cordes de sa guitare, Jim Morrison faisait naître des poèmes. Je suis la guitare de Jim Morrison, les mots de ma musique sont ceux de Verlaine, de Breton et d’Aragon. En accouchant de ses poèmes, Aragon mettait au monde la musique. Je suis le poème d’Aragon, la musique de mes mots, c’est le jazz d’Ella Fitzgerald et de Louis Armstrong. Je suis aussi les pianos de la Nouvelle-Orléans, quand est venue la nuit, quand les blancs sont rentrés. Lorsque le jazz est né, dans un champ de coton, j’étais là. J’étais le coton, et j’étais les chants des esclaves. Je suis les mots, et je suis la musique. Je suis le silence.
+ Farid – Anatole Fernand

Je me présente Anatole Fernand, je suis voyou en col blanc. J’ai fait mes classes dans le vieux Paris, au cœur du 10e arrondissement, à part le crime j’ai une seconde passion, je suis mélomane, avant de faire mes larcins, je me mets un casque de musique, dernièrement j’écoutais Renaud, ce type-là il est génial, mais il m’arrive pas à la cheville, et sans faire un mauvais jeu de mots mes chevilles ne gonflent pas dernièrement. J’ai braqué un fourgon blindé juste après j’ai écouté Hexagone de Renaud mais le gars n’arrive pas à la hauteur de mes actes, je suis un lyniastre ( ?) du crime, un interprète du vol, un compositeur du mal, Renaud chante mais j’agis. Je suis dans la continuité de cet artiste.
+ Aurélie – Keith Richards

Mon nom c’est Keith Richards. Dans le monde entier, de Rio à Tokyo, les gens me connaissent. Ils ferment les yeux et tordent leurs lèvres quand un de mes riffs surgit au détour d’une station de radio. Ouais, même s’ils sont au volant de leur voiture. Comment me présenter musicalement ? C’est simple, sans moi, la musique d’aujourd’hui aurait un visage totalement différent. Mick Jagger ? Ce pantin dégingandé qui amuse la galerie tout au bord de la scène ? Laissez-moi rire, ce type n’est pas un musicien ! Les Stones, c’est moi. Bon, je m’en suis inspiré des gars comme Buddy Holly ou Muddy Waters, c’est clair. Mais pour en faire quoi ? Pour aller beaucoup plus loin qu’eux dans les accords. Avant moi, c’était do-ré-mi fa-sol-la-si-do. En même temps que moi, il n’y a pas eu grand-chose. Les Doors ? Les Pink Floyd ? Bof, des illuminés sous acide tout juste bons à grommeler deux-trois mots allongés sur des canapés. Ben ouais, moi aussi j’ai pris de la drogue mais j’avais pas besoin de ça pour être bon quoi. Attends, t’as déjà bien écouté mes textes ? André Breton et Raymond Queneau ? Des gosses à peine capables de recracher leur autodictée à côté de moi.

Death metal et réseaux sociaux : Si toi aussi t’aimes les filles qui vont se suicider dans cinq minutes.

Dernier round. On se glisse dans la peau d’une ado métalleuse et dépressive sur le point de se suicider (allez, un petit effort). Elle est à sa fenêtre, elle va sauter le pas. Avant d’en finir, elle passe un dernier coup de fil, envoie un dernier texto, met à jour un dernier statut… à nous de trancher. Des suggestions pour la playlist ? Korn, Pantera et Marilyn Manson devraient faire l’affaire. Vous pensez avoir la larme à l’œil ? Raté !

Pour mes parents qui regretteront notre ancienne maison de plain-pied, pour le concierge qui devra nettoyer les traces de ma lâcheté. 
VDM.

Tenir le sujet à distance pour en faire quelque chose de tristement tordant… Assourdissant.

+ Guillaume – VDM

Aujourd’hui, je vais plonger dans le Styx. Vivre au 8e étage ça permet même de s’écraser sur son ombre. Pour mes parents qui regretteront notre ancienne maison de plain-pied, pour le concierge qui devra nettoyer les traces de ma lâcheté. VDM.
+ Aurélie – dernier coup de téléphone

Cette fois c’est décidé Cora. Pour moi, c’est fini. Oui, fini fini. Arrête, tu sais bien qu’il n’y a plus rien à faire sur cette planète. De toute façon, personne me comprend. C’est ça quand t’es différente. Mes parents ? Des débiles qui ne comprennent rien à rien. Des petits bourgeois serrés dans leur vie autant que dans leurs fringues grises. Tout est gris ici. Moi, j’aimerais que tout soit noir. Avant, oui, y’avait Hector, on se comprenait lui et moi. Il est devenu ma seule raison d’aller au collège et progressivement, ma seule raison de vivre. Depuis que je l’ai vu avec cette pimbêche de Cynthia… Cora, Cora, comment il a pu me faire ça ? Une nana qui écoute Lady Gaga et qui met du vernis fuchsia. C’est fini, j’étouffe ici. Je me suis trompée de système solaire, Cora. Il est temps pour moi de rejoindre les ténèbres, pour toujours. Adieu.
+ Christelle – par sms

« Slt Jess. C mon dernier sms. Après, ça passe par la fenêtre. Pas mon tél, il a coûté trop cher, laisse tomber. Non, c moi qui passe par la fenêtre. De tte façon, c tjrs la même histoire, on finit par se faire bouffer par les vers. Autant choisir quand et comment. Moi, c aujd, et c par la fenêtre de ma chambre. Voilà. Je te lègue tous mes CD de Metallica. Allez, bizou. PS : ma dernière volonté, c que t’invites Marilyn Manson à mon enterrement, ça serait trop stylé. » Envoyer. Ça y est, c’est fait. Dites à mes parents que je les aime quand même. Trrriiit ! Merde, mon tél qui sonne, c’est trop pas le moment. Tiens, c’est la réponse de Jess : « Euh, meuf… T’habites au RDC. »
+ Farid – De Sylvie Boudin à Nathalia Freewords

Donc je m’appelle Nathalia Freewords, rassurez-vous, mon nom et mon prénom ont été changés, en réalité je m’appelle Sylvie Boudin, j’ai changé car je renie mes parents, ils comprennent rien les vieux, on les faisait pas chier pendant leurs manifs de mai 68 avec leurs casques sur la tête, leurs pattes d’éléphant, moi je suis à l’opposé de tout ça, je suis anticapitaliste, libre dans ma tête, à la recherche de la quête spirituelle, je vous rassure je n’ai pas de religion, je suis polythéiste musicale, mes dieux sont AC/DC et Korn. Là j’en peux plus j’ai décidé de quitter ce monde pour rejoindre les best Amy Winehouse, Queen… C’est mon dernier commentaire Facebook je vais me suicider je parle avec ma best Coralie qui me comprend on a un projet se jeter du 3e étage de notre bahut ensemble. Je viens de poster : « Deux jeunes filles en détresse sont au bord du suicide » en trois minutes 140 j’aime. C’est la première reconnaissance que j’ai. Y’a même un gars qui m’a dit d’installer une caméra comme le gars qui a dépassé le mur du son dernièrement. Merci Facebook de nous aider à franchir le pas avant les jeunes mal dans leur peau se défenestraient sans que personne soit au courant maintenant ils ont la chance d’avoir leur quart d’heure de célébrité.
+ Damien – Cercle de sacrifice, collier de chien et Cowboys From Hell

Salut. Je vais me jeter dans les flammes de l’enfer. J’ai tracé un cercle de sacrifice. J’ai revêtu mon ensemble noir, mon collier de chien. Je viens de tout casser dans ma chambre, ma guitare électrique, de brûler ma couette avec mon zippo. Tu ne connais pas la souffrance comme je la connais. Il est temps d’embrasser le diable ma vie me saoule trop ! Mon père est relou il veut pas que j’aille à la soirée d’Halloween il dit que je suis déjà assez déguisée toute l’année en Halloween. J’ai fait ma coupe de 14 juillet. J’ai mis du Panthera Cowboys From Hell. J’ai mis des bougies partout de toute façon j’ai cassé l’ampoule avec mes coussins. Et le coussin éventré m’a transformée en chicken ! J’en ai marre en cassant le pied de mon armoire, elle est tombée sur mon pied et maintenant je boite ahhh ! Avant de me jeter je me prends un dernier sniff de colle dans mon crucifix…

Une quatrième manche ? Non, l’atelier de Karim Madani est déjà fini. Un mot pour le résumer ? Éclectisme ! On a goûté à divers registres, on a mixé classique et électrique, on a revêtu différents costumes… Bref, Karim nous a aidés à débrider nos plumes et ouvrir nos oreilles. On en redemande !


A propos

Chargée de projet éditorial au Labo pendant six mois. Mission : promouvoir les ateliers, stages, master class et K.O. des MOTS. Faire en sorte qu’on en parle, qu’on en parle partout et qu’on en parle en bien. En bref : écrire au sujet de l'écrit. Avant, après et à côté : journaliste culture.



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