Guyane

Publié le 12 mai 2022 | par Labo Des Histoires

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C’est moi qui signe

De mars à juin 2022, l’artiste graffeur Jonathan Mandé, alias
Azer, intervient à Tarmaac, la régie de quartier des Âmes claires à de Rémire-Montjoly,
commune située en périphérie de Cayenne, auprès d’un public de jeunes en
insertion. 

En partant d’une approche picturale, telle que la pratique Jonathan Mandé avec sa grande expérience du graff, le public de jeunes, familiarisé avec cet art de la rue, est convié à questionner ce qu’est une signature. Si c’est un acte obligé de la vie quotidienne, il n’est pas seulement un signe d’appartenance à la communauté mais également l’occasion d’une affirmation de soi. Chez les graffeurs, le mot qui désigne la signature est le « tag ». 

Extrait de l’article Wikipédia sur le graff :

Le « tag » (marque, signature) est le simple dessin du nom de l’artiste. Le geste est généralement très travaillé, à la manière des calligraphies chinoises ou arabes. C’est un logo plus qu’une écriture, et souvent, seuls les habitués parviennent à déchiffrer le nom qui est écrit. Les techniques utilisées sont généralement l’aérosol, le marqueur, l’autocollant (« sticker ») et, depuis la fin des années 2000, le pulvérisateur. Cette dernière technique, difficile à maîtriser, impose un style basique et lisible des lettres.

Pourquoi je signe ?  Comment est-ce-que je me présente aux
autres ? quelle est la représentation de moi que je souhaite partager
?  La signature révèle une personnalité.
Dans le graff, le tag est essentiel. Cet atelier d’écriture créative, par
l’expression visuelle du lien entre l’image et la lettre tel qu’il est
représenté dans le tag, suscite l’envie d’exprimer une singularité artistique
liée à l’affirmation de soi. Une signature est une expression individuelle qui,
par son graphisme, distingue son auteur et raconte une histoire. Sur les murs
des villes, les graffs sont des récits colorés qui révèlent que chacun peut
devenir le héros de sa vie. Cette forme de récit de soi, partagé sous la forme
d’un tag, permet d’échapper à l’anonymat. « C’est moi qui signe »
vise à rencontrer l’autre de manière poétique, d’une façon plus originale qu’un
simple selfie.

Deux fois par mois, des jeunes du quartier et des jeunes en situation de handicap de l’Epnak de Cayenne font connaissance et sont incités par l’artiste à affirmer leur identité. Le talent d’animateur de Jonathan Mandé auprès de ce public qu’il connaît bien fait naître des merveilles.  Pour sa part, Le labo des histoires Guyane répond au souhait de son partenaire, le tiers-lieu Tarmaac qui est inscrit dans le dispositif culturel Micro-folie, pour animer la thématique « De l’image à la lettre » qui a été choisie par l’équipe pour l’année 2022.

Le succès du projet est bien le
résultat d’une étroite collaboration avec la structure qui accueille le public
de jeunes (Tarmaac), un artiste-animateur chevronné (Azer) et la coordination
du labo des histoires Guyane.  Cette
action est rendue possible grâce à un financement accordé par la CTG
(Collectivité Territoriale de Guyane). 


A propos

Le Labo des histoires propose des ateliers d'écriture gratuits pour les jeunes de moins de 25 ans. Journalisme, scénario, écriture créative, B.D., poésie, chanson... Venez vous initier aux techniques d'écriture, écrire, imaginer, raconter de nouveaux mondes, de nouvelles histoires, de nouvelles aventures !



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